Guadeloupe

Les eaux d’alimentation

Article
Visuel
img - les eaux d'alimentation
Le contexte géographique particulier de la Guadeloupe fait que la ressource en eau provient pour l'essentiel de la Basse-Terre.
Corps de texte

L’eau brute, issue de 58 captages, provient pour 77% d’eau de surface. Après traitement dans des usines de potabilisation, elle alimente la population via des Unités de Distribution (UDI : entité dans laquelle la qualité de l’eau est similaire en tous points et indépendamment des limites communales). Parmi les 64 UDI de Guadeloupe, 24 alimentent une population supérieure à 5000 habitants.

Un feeder (canalisation de gros diamètre) parcourt la Guadeloupe continentale. C’est cet ouvrage, véritable épine dorsale de la distribution s’étendant des Saintes à la Désirade qui achemine l’eau sur une majeure partie de la Guadeloupe.

Marie-Galante est autonome avec 7 forages de profondeur d’une dizaine de mètres à presque 200 mètres. Les Iles du Nord, St Martin et St Barthélémy sont alimentées par des eaux de mer dessalinisées. La technologie la plus employée est l’osmose inverse, bien qu’une partie soit encore traitée par évaporation.

Les pollutions anthropiques pour les eaux superficielles sont relativement rares. De la matière organique en suspension est naturellement présente dans ces eaux mais l’abattement de celle-ci est réalisé par traitement par les producteurs d’eau (dégrillage, coagulation-floculation-décantation puis un passage sur filtre à sable). Pour celles étant contaminée par des pesticides (chlordécone, HCH béta,…), il y a en plus des opérations d’affinage par charbon actif, qui permettent d’obtenir une eau aux caractéristiques physico-chimique conformes. Un traitement final par le chlore permet de garantir une eau désinfectée.

La Guadeloupe possède une dérogation aux références de qualité pour la température de l’eau distribuée qui doit être réglementairement inférieure à 25°C. Les valeurs observées sont de l’ordre de 20 à 30°C.

Le contrôle sanitaire est défini par la réglementation. Il consiste notamment en des prélèvements d’eau aux différentes étapes de son parcours (au point de puisage de l’eau brute, juste après le traitement au point de mise en distribution, aux robinets de consommateurs). Des inspections des installations de traitement sont également réalisées par l’ARS.

Les fréquences des prélèvements sont fixées par la réglementation et sont basées sur les volumes produits et la population desservie. En Guadeloupe, pour certaines analyses les fréquences ont été revu à la hausse par arrêté préfectoral, notamment sur les captages, au regard des pollutions aux pesticides. La majorité des prélèvements sont réalisés par les agents de l’ARS, et une partie par le laboratoire de l’Institut Pasteur.

Les résultats du contrôle sanitaires sont transmis aux maires, aux exploitants et les particuliers sont informés annuellement de la qualité de l’eau eau via leur facture d’eau.

 

Les résultats des analyses d’eau par commune et à l’échelle du quartier sont également disponibles sur en cliquant sur le lien ci-dessous :